Les “oiseaux rares” de l’automne

Ouessant, haut lieu de l’ornithologie européenne

Septembre et octobre : les ornithologues viennent observer, cocher*, photographier et même filmer les nombreux oiseaux migrateurs qui se posent à Ouessant. Certains sont sur leur chemin habituel de migration (du nord de l’Europe ou de la Russie vers la Méditerranée ou l’Afrique) et sont attirés dans leur voyage nocturne par les rayons puissants du phare du Créac’h. D’autres sont hors de leur route, poussés par les vents forts soufflant de l’ouest, parfois aussi de l’est. Ce sont ceux-là qui intéressent le plus les “cocheurs”, ornithologues qui listent tous les oiseaux rencontrés et mettent en commun leurs observations sur internet. La rareté faisant la valeur de la découverte.

Un des premiers oiseaux détectés cette année par l’Association des Naturalistes d’Ouessant, l’ANO (http://ano-ouessant.com/), est un Pluvier guignard posé à Kadoran, la pointe nord-est de l’île. Ce petit oiseau vient des pays nordiques et de Sibérie, et va hiverner entre le Maroc et l’Iran. C’est une des rares espèces où la femelle est plus grande et colorée que le mâle, et a un rôle actif dans la parade nuptiale. Lorsqu’elle a pondu, elle rejoint le groupe des femelles et laisse le mâle couver. Bref, les rôles sont inversés !

* Cocher : noter sur une liste les oiseaux observés. Voir http://cocheurs.fr/

Vidéo à voir :

Ouessant « paradis des cocheurs »

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