Histoire (s)

Ouessant, au large de Brest, terre la plus à l’ouest de France, a une histoire très particulière. Île de femmes, les hommes absents des mois, des années durant, naviguant sur les bateaux de la marine nationale ou de commerce. Petite île, petits champs entourés de murets, vaches et moutons nains, tout était adapté pour résister aux vents salés qui soufflent parfois en tempête.


Un passé encore vivant

Aujourd’hui, cette île très préservée  garde trace de traditions pas si lointaines.

Le Pense : poser un galet sur des morceaux de bois amenés par la marée signifie « je reviens les prendre plus tard ». Personne n’y touchera, ce serait considéré comme du vol.

Les moutons, attachés de février à septembre, sont les rois de l’île durant l’automne et l’hiver. Ils vagabondent librement sur les routes, et gare à l’étourdi qui oublie de fermer la barrière de son jardin, il risque de voir ses plantes préférées disparaître dans l’estomac de ces tondeuses à pattes. Le premier mercredi de février a lieu la Foire aux moutons.

De petits potagers, à l’abri des murs de pierre, fournissent les légumes et pommes de terre aux îliens.

Les bateaux sont hissés hors de l’eau au début de l’automne et passent l’hiver dans les jardins.

Des puits protégés par une petite statue de la Vierge sont disséminés dans l’île, ainsi que des lavoirs et des fontaines. Les fûts en pierre des anciens moulins à vent marquent le paysage.

La Fête-Dieu

Ouessant est un des rares endroits en France où l’on célèbre encore la Fête-Dieu (juin) avec une procession religieuse sur un parcours fleuri de pétales formant des motifs traditionnels. Le matin du jour J, les habitants du bourg, toutes générations confondues, se rassemblent dans la rue principale pour dessiner sur le sol des motifs traditionnels religieux ou laïques avec les fleurs et feuillages cueillis les jours précédents dans les jardins et dans la lande. Roses, arums, lilas d’Espagne, fenouil, graines, iris, toutes les ressources de l’île sont utilisées. Après la messe en fin de matinée, le curé emmène la procession jusqu’en bas du bourg, et s’arrête au calvaire.



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